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Valence, Espagne – EUROPE TRIP#1

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Après trois semaines passées à Valence, c’est l’heure du bilan.

Déjà, il faut avouer que le contexte du départ n’était pas idéal, entre les problèmes personnels que l’on a rencontrés cette fin d’année, les finances assez compliquées, un van en panne avant même le départ et un moral en berne, ce n’était pas gagné d’avance. On est donc parti sans réellement organiser quoi que ce soit, pas par manque volonté mais par la force du destin. Le constat était le suivant : soit ça se passait comme ça, soit ça ne se passait pas du tout. Impossible dans nos situations de faire mieux, malgré tous nos efforts et l’énergie dépensée. Notre départ ne serait pas idéal, et il fallait juste l’accepter (voir notre article l’heure du départ )

Mais au fond, nous savions que c’était la meilleure chose à faire. Partir. Pour avancer, se réparer, pour continuer à envisager l’avenir. Rester aurait été vécu comme un échec, alors on s’est mis en mode “pilote automatique” : on a chargé le van durant une bonne partie de la nuit, puis au petit matin, on est juste parti. 

Et on a eu raison. Valence nous a guéri, tout doucement. Le soleil, les rues qui chantent, l’ambiance et les couleurs de la ville ont eu raison de nous et nous avons fini par retrouver un semblant de quiétude intérieure – et surtout le sourire – . On s’est remis à faire des projets, à organiser la suite de notre roadtrip en Europe, à travailler, à sortir, à cuisiner. À vivre.

Valence : Ambiances et impressions

Notre AirBnb était placé au coeur du quartier de Ruzafa, un coin de Valence super vivant – un poil bobo – où l’on retrouve une bonne partie des meilleurs restos de la ville, des friperies, des cafés librairies… On s’y est tout de suite senti comme à la maison. Valence, c’est très différent de Séville ou des autres villes du Sud de l’Espagne. Le côté typique et traditionnel qui nous avait tant émerveillé à Séville – où on a vécu un an – y est beaucoup moins présent, et au début ça nous a un peu dérouté. Finalement, on s’est laissé porté par l’ambiance de Valence et on a arrêté de la comparer pour juste en profiter pleinement. C’est alors que l’on a découvert une ville chaleureuse, animée, vivante, dotée de multiples facettes. 

Pour visiter Valence, nous avons quasiment tout fait à pied ou à vélo. Le bord de mer n’est qu’à vingt minutes en vélo, et accessible via des pistes cyclables. La plage à Valence est très vaste, on peut longer la digue pendant quelques kilomètres. Ça n’a pas spécialement de “charme” mais il faut avouer que ce sont de grandes et belles plages. Et surtout, si proche du centre de la ville, c’est toujours chouette – oui oui, même en février –

Les adresses de Ruzafa (pour les freelances – et les gourmands)

Ventre que nous sommes, nos moments favoris étaient ceux … des repas. Durant ces trois semaines, on a adoré prendre :

  1. Le gouter à Ruzafa, pour y manger une part d’un de ces énormes gâteaux dont seuls les Espagnols et Nord Américains ont le secret chez Dulce de Leche, où le plus dur d’après moi est de réussir à faire son choix avant d’arriver à la caisse. Le spot est idéal pour travailler avec son ordi, et il y a de la place autant en terrasse qu’à l’intérieur. Pour une alternative plus saine avec des options veggies et vegans, nous allons au Café ArtySana. Ce dernier est clairement devenu notre repaire quand nous avons envie d’un dessert – coucou le vegan chocolate cake ♡ –, d’un café, d’un petit dej, ou même de manger quelque chose de sain, nous descendons immédiatement nos 5 étages pour se réfugier dans ce chaleureux café. On y passe des après-midis entiers à travailler (et à manger) sur la grande table à l’arrière du café.  Il y a aussi une belle terrasse/jardin tout au fond, mais en février, autant vous dire qu’on ne s’y aventure pas vraiment.
  2. L’apéro à Ruzafa. À l’heure de l’apéro (21h chez les Valenciens ^^), on profite des nombreuses adresses qu’offre le quartier pour déguster des bières artisanales (Olhöps Craft Beer House) ou encore un petit Vermouth pour nos humeurs un peu plus Old Fashion.Pour Mel, c’est Sangria, Spritz, ou Tinto de verano, alors que de mon côté, j’ai carrément craqué pour le Vermouth, surtout lors de notre dernier soir au Bar Vermudez, qui avec son Vermouth maison à fini de me convaincre. Pour des tapas plus “classiques” on opte pour la taverne El Camerino qui propose une très bonne cuisine typique dans une ambiance et un décor de théâtre. Les tapas sont tout simplement fous – mention spéciale pour las croquetas de jamon – la base – ♡ –.

Pour ceux qui n’aiment pas les pâtisseries, la bière ou même les tapas – bon là faut changer de pays –, le quartier de Ruzafa regorge de bons restaurants et de bars à cocktails. Je me relis et me rends compte qu’on ne parle quasiment que de Ruzafa … alors que Valence déborde de quartiers et de places plus sympas les uns que les autres. Mais c’est vrai que nous nous sommes pas mal cantonné à notre quartier, nous y avons vraiment vécu et on s’y sentait comme à la maison. Et on en avait besoin.

Pour évoquer un peu le reste de Valence (quand même), le quartier d’El Carmen nous a émerveillé avec ses rues étroites et tagguées, c’est le quartier de Valence avec le plus de charme. On y a d’ailleurs découvert des édifices plus anciens comme les deux murailles qui délimitent le quartier (l’une musulmane et l’autre chrétienne). On est parti de la Plaza del Tossal puis on est remonté jusqu’aux Jardins de Tùria pour s’y balader un peu.

D’ailleurs, Les Jardins de Tùria sont également un passage obligatoire à Valence. Nous les avons parcouru en Valenbisi (vélo en libre service de Valence) ce qui nous a permit de les traverser presque entièrement en une demie journée. Ça nous a fait notre sport du jour – surtout avec une vélo aussi lourd qu’un scooter –, en particulier au moment de sortir des Jardins qui sont en contrebas – logique, c’était à la base un fleuve –

En 3 semaines, on a eu le temps de faire bien d’autres choses mais voici celles qui nous ont le plus marqué :

Les coups de ♡ Valenciens

  • Se rendre à la plage en vélo. Ça nous pris seulement vingt-cinq minutes depuis le centre et bien que nous soyons en février nous avions presque envie de piquer une tête. Le bord de mer est très agréable bien aménagé.
  • Tremper des Fartons dans un verre d’Orchata (des pâtisseries allongées accompagnées d’une boisson à l’orgeat) dans le magnifique bâtiment Mercado de Colón. On a gouté ça à la Horchateria Daniel. Le verdict : J’adore, bon ok je suis pas très difficile pour tout ce qui se mange …
  • Se rendre au Mercat Central de bon matin et admirer ces étales de fruits, légumes, fromages du pays et bien évidement de longues rangées de jambons espagnols suspendus. L’architecture et les jeux de lumières du bâtiment sont également une excellente raison de s’y rendre.
  • S’assoir sur les placettes de Valencia en terrasse et prendre un verre, parler fort (comme ceux autour de vous) et déguster une paella valenciana. De ce côté là notre coeur penche pour la Carrer de Guillem del Rei où vous pourrez essayer le Bar & Kitchen ou encore La Bernarda.

Voilà pour notre petit check-up de la ville de Valence. On y serait bien resté encore quelques jours,voir quelques mois. C’est une ville où il fait bon vivre, le genre de ville où l’on s’acclimate en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire. Inutile de vous préciser que c’est bien difficile de faire les valises, l’Espagne reste et restera toujours pour nous notre deuxième maison ♡

 

⤖ Sinon, pour nous c’est l’heure de lui dire au revoir et de migrer vers … L’Italie ! Et cette fois-ci on peut vous assurer qu’un grand sourire est pendu à nos lèvres… la joie de vivre revient petit à petit, la vie reprends ses droits et l’obscurité est chaque jour un peu moins dense 😉 See you soon 

Ben à Valence

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